Chantereau vs NDDL
Mise-à-jour le 2026-01-13
Mise-à-jour le 2026-01-13
Le journal Le Droit a publié un article le 9 janvier. (cliquez ici pour un lien à l'article)
Voici un résumé synthétique de l'affaire opposant Luc Chantereau à la municipalité de Notre-Dame-du-Laus :
Le 26 décembre dernier, la Cour supérieure a condamné la municipalité de Notre-Dame-du-Laus pour sa responsabilité dans un glissement de terrain survenu sur la propriété de Luc Chantereau en 2019. Le tribunal a jugé que l'installation d'un ponceau (conduit de drainage) sous le chemin de la Luzerne a modifié le débit des eaux de manière préjudiciable.
La Cour a pointé du doigt une gestion « insouciante » des infrastructures de drainage :
Absence d'expertise : Le ponceau et les bassins de rétention ont été installés sans étude d'impact, sans plans, ni devis professionnels.
Conséquences négligées : La municipalité n'a pas évalué si le terrain de M. Chantereau pouvait supporter l'augmentation du volume d'eau, ce qui a causé des inondations répétées et la perte d'une quinzaine d'arbres lors du glissement de terrain.
La municipalité a été condamnée à :
Réparer les dommages : Verser 10 622 $ à M. Chantereau pour dommages matériels et moraux.
Agir d'ici octobre 2026 : Mandater des experts pour concevoir et réaliser des travaux correctifs afin de prévenir l'érosion future et remettre le terrain en état.
La réponse de la municipalité : La directrice générale a affirmé qu'il n'y avait « pas de déni de responsabilité » et que les travaux correctifs seraient effectués si nécessaire, après consultation de leur équipe juridique.
Processus décisionnel : « Qui, au sein de l'administration municipale, a autorisé l'installation du ponceau et des bassins de rétention sans exiger de rapports d'experts ni de plans et devis ? »
Suivi des plaintes : « Étant donné que M. Chantereau a signalé des problèmes dès 2013, pourquoi la Municipalité a-t-elle attendu un glissement de terrain majeur en 2019 avant de solliciter une expertise professionnelle ? »
Coûts pour les contribuables : « Quel est le montant total des frais juridiques engagés par la Municipalité dans cette affaire, en plus de l'indemnité de 10 622 $ et des futurs travaux de remise en état ? »
Normes de travaux : « Existe-t-il désormais une politique interne obligeant la direction des travaux publics à obtenir un sceau d'ingénieur pour toute modification du réseau de drainage ou de ponceaux ? »
Inventaire des risques : « Suite à ce jugement pour "insouciance", la Municipalité a-t-elle procédé à un audit des autres ponceaux installés dans des conditions similaires pour prévenir d'autres glissements de terrain ? »
Échéancier : « La Cour impose une date limite au 31 octobre 2026. Quel est l’échéancier précis pour l'embauche des experts et le début des travaux de stabilisation ? »
Transparence : « Le conseil s'engage-t-il à rendre publics les rapports d'experts qui seront produits pour corriger la situation au chemin de la Luzerne ? »
Il est important de souligner que le tribunal a utilisé le terme « insouciante ». C'est un mot fort juridiquement qui justifie une demande pour une réforme des procédures internes.